Actualités

Résultat du Prix Marcel Boiteux 2024

COMMUNIQUE DE PRESSE
26 novembre 2024
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

  Version téléchargable

Prix 2024 des meilleurs ouvrages d’économie de l’énergie

L’Association des Economistes de l’Energie (AEE) distingue Catherine Locatelli et Sadek Boussena pour leur ouvrage sur l’économie de l’énergie

L’Association des Economistes de l’Energie  a décerné le 25 novembre 2024 dans la maison de l'Amérique latine un prix récompensant un livre remarquable pour sa contribution à l’économie de l’énergie.

Le jury de l'AEE a également décerné un prix de 1000 euros à : Marie Bruguet  (université Paris-Dauphine), pour son papier : « Weather Effects in Energy Seasonal Adjustment: An Application to France Energy Consumption» pour le meilleur article de recherche étudiant et un prix de 500 € à Guewen Heslan (LEMNA, université de Nantes) pour  "Maritime decarbonization pathways: a trade-off between operational and technical measurespour le second meilleur article.
Le jury de l'AEE a décerné  un prix de 500 € à : Diane Amberny-Chevalier (Master Analyse et Politique Economiques (APE)    Paris School of Economics), auteur de : «Speeding Up Electric Vehicle Adoption: Evidence from France» pour le meilleur mémoire de Master et un prix de 250 € à Océane Gemelgo Fernandes (Master Economie de l'Energie    Faculté d'Economie, Université de Montpellier) auteur de ""L’introduction des Power Purchase Agreements (PPA) : Analyse du cadre de développement et de leur impact sur financement des projets d’énergie renouvelablepour le second meilleur mémoire de Master.

Retrouvez tous les détails sur les PRIX  et les PHOTOS de la cérémonie :   PRIX AEE

Retrouvez tous les détails   sur le colloque AEE :   AEE 2024

Les Prix annuels ont été remis lors du colloque annuel de l’Association des Economistes de l’Energie.

L’Association des Economistes de l’Energie a décerné, mardi 25 novembre 2024, un prix récompensant un ouvrage collectif dirigé par des auteurs français qui proposent des contributions remarquables à l’analyse économique du secteur de l’énergie :
-    le prix Marcel Boiteux d’économie de l’énergie est décerné à Catherine Locatelli et Sadek Boussena  pour l’ouvrage « Le gaz et la guerre en Ukraine : Où va le marché international ? »


Christophe Bonnery, Président de l’AEE, a déclaré : « Le Prix Marcel Boiteux de l’AEE, crée en 2011, a été remis par M. Marcel Boiteux jusqu’en l’âge de ses 100 ans. Voici un peu plus d’un an que la communauté française des économistes de l’énergie a perdu son Président d’Honneur et la France un grand homme. En accord avec ses proches, l’AEE perpétue son souvenir et continuera à honorer tous les ans ceux qui produiront un ouvrage remarquable en économie de l’énergie. ». Les Prix annuels ont ensuite été remis à l’issue du colloque de l’Association des Economistes de l’Energie.
Christophe Bonnery a déclaré : « La communauté française des économistes de l’énergie a produit cette année plusieurs publications qui ont été remarquées par les membres de notre jury.
Je rappelle que l’AEE n’est ni un think-tank, ni un syndicat professionnel. À l’image de l’institution à laquelle elle est affiliée, l’IAEE (International Association for Energy Economics), qui fédère les associations nationales et les membres de 110 pays et que j’ai eu l’honneur de servir en qualité de Président, elle rassemble des académiques, des chercheurs, des experts, des doctorants qui proposent des solutions contre le changement climatique et œuvrent pour favoriser l’accès à l’énergie porteuse de croissance économique. Je suis particulièrement vigilant à ce que les prises de position de l’AEE et de l’IAEE soient équilibrées et fondées sur la rationalité économique. Notre mission en tant qu’économistes de l’énergie est de contribuer à la transition énergétique en apportant des avis constructifs, critiques, académiques et indépendants.
Notre association, l’AEE, fait preuve d’une belle vitalité. Elle est depuis 2015 la deuxième du monde en effectif dans le domaine de la science économique appliquée à l’énergie, juste derrière les Etats-Unis, après être passée devant le Royaume-Uni en 2015 et l’Allemagne en 2014. La communauté internationale connaît et reconnaît ce dynamisme de la France, qui est régulièrement citée en exemple au sein du Conseil de l’IAEE.
Un mot sur l’IAEE et ses activités. L’IAEE, c’est d’abord l’édition de deux journaux scientifiques de référence dont « Economics of Energy & Environmental Policy » et le prestigieux « Energy Journal » dont le comité éditorial vient d’être renouvelé.
L’IAEE, ce sont aussi des conférences destinées aux membres. En moyenne, l’AEE organise une vingtaine de conférences par an. Après la parenthèse des années 2020 et 2021 pendant lesquelles, pandémie oblige, nous avions opté pour des webinaires, nos conférences sont essentiellement revenues en mode présentiel. Ces évènements sont voués à faciliter la circulation des idées pour contribuer utilement au débat public. En 2025, nous allons renforcer les temps de convivialité après ces conférences pour prolonger les dialogues.
Quant aux prochaines conférences internationales, après Tokyo, Riyad et Istanbul, elles se tiendront, en 2025 à Paris, en 2026 à la Nouvelle-Orléans, en 2027 à Hong-Kong, en 2028 en Abu-Dhabi.
L’organisation de la conférence internationale Paris 2025 est confiée au Professeur Cédric Clastres (Université Grenoble Alpes), General Conference Chairman. Elle devrait accueillir de 600 à 800 participants avec des intervenants de premier rang qui se retrouveront au Palais des Congrès. Nous accueillerons les candidatures de sponsors dès à présent.
Une autre des missions fondamentales de l’AEE consiste à distinguer des travaux en économie de l’énergie correspondant à l’esprit de Marcel Boiteux et à transmettre sa flamme et son excellence en économie de l’énergie. La société civile veut comprendre la rationalité des politiques énergétiques. Cela peut se faire par des conférences mais aussi par la distinction de ces travaux remarquables. Pour répondre à notre mission de stimulation et de diffusion de la science économique appliquée à l’énergie, l’AEE attribue annuellement plusieurs distinctions. Outre le Prix Marcel Boiteux du meilleur ouvrage en économie de l’énergie, l’association distingue chaque année les papiers de recherche les plus prometteurs signés par de jeunes chercheurs inscrits en doctorat. Créé en 2023, un troisième type de récompense va également mettre à l’honneur des travaux remarquables : ceux réalisés dans le cadre de mémoires de Master. Je tiens à remercier ici les membres de ces trois jurys qui ont eu la lourde tâche d’évaluer les productions de l’année écoulée sur nos thèmes de prédilection.
Il est donc temps maintenant de décerner les Prix de l’AEE à commencer par le Prix Marcel Boiteux 2024. L’an passé, ce Prix a été remis à Emmanuel Hache et Benjamin Louvet pour l’ouvrage ‘Métaux, le nouvel Or Noir’. Pour 2024, je passe sans plus attendre la parole au représentant du Jury ».
Cette année, le Prix Marcel Boiteux qui récompense le Meilleur Ouvrage en Economie de l’Energie est décerné au livre « Le gaz et la guerre en Ukraine : Où va le marché international ?» de Catherine Locatelli et Sadek Boussena.

Lors de l’annonce du prix, le Professeur Olivier Massol (CentraleSupélec), Président du jury 2024 du Prix Marcel Boiteux, a déclaré : « Si les questions gazières sont longtemps restées dans l’ombre, le grand public a soudainement pris conscience de leur importance géostratégique à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Au-delà de l’instrumentalisation par la Russie de la question gazière, cette crise a révélé un manque criant d’analyse et de compréhension des fondamentaux qui guident le fonctionnement de ces marchés. Il suffit pour s’en convaincre de se remémorer les platitudes médiatiques servies par d’éphémères experts autoproclamés qui découvraient les complexités gazières. Leur ton docte masquait mal les carences de leurs pensées. Face à de tels impensés, il fallait un ouvrage fondateur qui explique et remet en perspective les mécanismes qui régissent cette industrie. C’est précisément à cet objectif que se sont attelés Catherine Locatelli et Sadek Boussena, deux experts grenoblois qui cumulent une grande expertise tant académique que professionnelle sur le sujet.
Dans cette monographie très documentée, les auteurs nous livrent d’abord un panorama complet de la scène gazière. Le propos remet en perspective les profondes mutations qui ont affecté l’organisation de cette industrie et le commerce international du gaz durant les dernières décennies. Tout y passe : les effets des réformes de libéralisation ; l’essor du commerce GNL et l’intégration spatiale imparfaite des marchés gaziers internationaux ; les incertitudes qui affectent le devenir de la demande gazière dans un contexte de transition ; les fondamentaux qui affectent l’offre. Ce tour d’horizon permet ensuite de mieux comprendre la situation actuelle. Pour cela, les auteurs procèdent méthodiquement en nous offrant plusieurs éclairages thématiques (exemple : sur la place du gaz dans la transition au niveau mondial, le rôle des contrats de long terme et leur capacité à gérer les risques) qui sont complétés par une présentation méticuleuse des grands acteurs (USA, Chine, Russie…), de leur positionnement stratégique et des incertitudes structurantes auxquelles ils sont confrontés. Cette base permet enfin aux auteurs de dessiner les contours du monde qui vient en esquissant des scénarios possibles d’évolution de cette industrie.
En choisissant de récompenser cet ouvrage, le jury a souhaité mettre à l’honneur un travail approfondi, toujours remarquablement étayé, qui discute de manière didactique mais avec rigueur les mutations profondes de cette énergie si méconnue. Félicitations aux auteurs ! »

Christophe Bonnery ajoute : « L’impérative nécessité de réduire nos émissions est bien connue des économistes. Notre communauté d’économistes doit s’employer à proposer les transformations acceptables pour décarboner le secteur énergétique, stimuler la sobriété et nourrir la croissante. Les situations de précarité en France et dans le monde sont souvent à l’origine de réactions violentes des consommateurs face à l’effort demandé de respecter l’environnement, effort toujours générateur de surcout. Il nous appartient à nous économistes e mieux expliquer que le cout environnemental peut alimenter les fiscalités incitatives si elles sont justement réparties.
L’ignorer est une erreur. Rappeler l’impérative nécessité de lutter contre le changement climatique et en même temps capter et faire connaitre les réalités économiques sont les missions auxquelles notre communauté d’économistes doit répondre.»

 

Retrouvez tous les détails sur les Prix :     PRIX AEE